Chers compatriotes,
Ne nous trompons pas d'ennemis ni de circonstances!
La gestion d'un pays n'est pas la musique qui est juste une question de goût et d'appréciation personnelle.

La gestion politique d'une nation est sanctionnée par un bilan.
En partant de ce principe, les congolais doivent comparer avec recul les divers bilans de la   gestion de la chose publique durant ces 40 dernières années avant de définir les stratégies pour la suite du combat.

Chers compatriotes, savez-vous que depuis l'indépendance à nos jours, les politiciens de tous bords (étrangers et nationaux) ont entretenu l'analphabétisme et l'ignorance pour amener l'opinion publique congolaise à confondre ses amis et ses ennemis?

Depuis Lumumba en passant par Mobutu jusqu'à Joseph Kabila la politique internationale a beaucoup changé, le sous développement de l'Afrique n'intéresse personne. (Écoutez colon gentil de SAM MANGUANA S.V.P)

Certes, il y a encore des efforts à fournir pour que tout soit parfait. Notons quand même que les dernières réalisations de la communauté internationale au Congo montre l'attachement de l'ONU,UE,UA et les USA à imposer une paix durable dans la région des grands lacs malgré la mauvaise qualité des politiciens qui dirigent notre sous région.

Mobutu avec ses acolytes ont littéralement brûlé le pays, aujourd'hui encore les rejetons de la dictature du Maréchal président meurent d'envie de revenir aux affaires pour que la fête recommence! Ces hommes sans notion d'auto-analyse sont convaincus qu'une population majoritairement analphabète dans un pays potentiellement très riche est une aubaine pour servir leur goût du pouvoir et de l'argent facile.

Ne nous trompons pas d'ennemis, l'ennemi du congolais c'est avant tout le narcissisme et le fanatisme.
Si nous disons que le pays est malade, qu'il lui faut une grande thérapie, cette thérapie repose avant tout sur la qualité de l'homme congolais.

L'expérience de 35 ans sous la dictature de Mobutu et ses acolytes doit obligatoirement nous apprendre que ce n'est ni par les injures, ni par les attitudes grossières envers nos dirigeants et autres oppresseurs mais plutôt par la conciliation de nos problèmes nationaux avec les préoccupations actuelles de la communauté internationale que nous gagnerons la première bataille de cette grande guerre vers notre liberté.

Combattons encore parce que la victoire se rapproche de nous, veillons à ce que les élections soient libres, transparentes et démocratiques, unissons nous avec les coeurs pour que le candidat du peuple gagne, ne perdons pas de temps en combattant ceux  qui peuvent encore aider notre peuple.

Notre ennemi est congolais, il s'appelle dictature, exclusion, anarchisme, corruption, narcissisme, analphabétisme, fanatisme, intolérance, tribalisme, paresse, il est aux affaires au Congo et vit parmi nous dans la diaspora congolaise. Battons nous pour qu'il quitte définitivement notre beau Congo et ne nous trompons pas d'ennemis.

La puissance et la grandeur d’un peuple ou d’une nation ne sont jamais le produit de  sa superficie ni de ses richesses potentielles mais les fruits de la qualité des hommes qui composent cette nation.

Dans une bataille où il y a confusion entre ennemi et allier, la victoire est perdue d'avance.

Utilisons la musique pour prêcher la paix dans les grands lacs, mais ne faisons pas l'amalgame entre fanatisme musical et convictions politiques.

Pourquoi  40 ans de somnambulisme magnétique pendant que le Rwanda et l’Ouganda deviennent de nation  riche et prospère avec les fruits de nos terres ?
Pourquoi ce retard au moment où le Bénin renforce sa démocratie et l’Angola se positionne comme la puissance régionale ?